Hannah Reyes Morales | Please Don’t Feed the Whale Sharks ?*

* S’il vous plaît ne nourrissez pas les requins-baleines ?
De nombreux touristes viennent à Tan-Awan (Philippines) pour nager avec les requins-baleines. Mais pour attirer et garder dans leurs eaux les plus gros poissons du monde – jusqu’à 18 mètres de long –, les ex-pêcheurs reconvertis dans cet « écotourisme » les appâtent en jetant à la mer une mixture de crevettes. Ce nourrissage est dénoncé par les groupes de protection de l’environnement. Ils affirment que le comportement des requins-baleines, qui consomment normalement des algues, du plancton, des crevettes et d’autres animaux microscopiques, a changé. Ils passent plus de temps près de la surface et sont victimes de chocs avec les embarcations. Dans le cadre de ce reportage pour le « New York Times », Hannah Reyes Morales s’est penchée sur les difficiles questions qui se posent au sujet d’une relation controversée entre une espèce en voie de disparition et une communauté qui lutte pour sa survie.

BIO | Hannah Reyes Morales est une photojournaliste philippine dont le travail documente les liens qui unissent les êtres humains, et la tendresse au milieu de l’adversité. Ses photographies se penchent sur les incarnations de la résilience dans la vie quotidienne. Elle est allée à la rencontre des femmes victimes d’agressions au Soudan du Sud, pays meurtri par une guerre fratricide. Elle témoigne des atrocités de la guerre contre la drogue menée par le président philippin ou encore de celles subies par les femmes philippines violées lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle collabore régulièrement avec le « New York Times », le « Washington Post » et le « National Geographic Magazine ». Elle est membre de l’agence MAPS.

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ÊTRE FEMME PHOTOGRAPHE
” Je suis fière d’être une photographe philippine. La plupart des photographies auxquelles j’avais accès à Manille étaient réalisées par des hommes, aujourd’hui encore surreprésentés. Au début de ma carrière, je me suis sentie découragée : on m’avait appris qu’être photojournaliste impliquait de me rendre plus masculine. La découverte de la communauté des femmes photographes – et des héroïnes méconnues qui ont fait tomber les barrières et redéfini ce qui est possible pour nous – a changé ma vie. “

Hannah-Reyes-Morales-Robert-AmagsilaHannah Reyes Morales, © Robert Amagsila