Carol Descordes | Natures mortes

Née dans une famille de galeristes, j’ai évolué parmi les tableaux du XVIIIe siècle et j’aime particulièrement Jean Siméon Chardin et Anne Vallayer-Coster. J’affectionne aussi les peintres hollandais du XVIIe siècle et espagnols du XVIe pour leur modernité ! Récemment, je m’intéresse au travail de Giorgio Morandi, peintre et graveur italien du début du XXe siècle. Afin de m’imprégner de la lumière étonnante de leurs œuvres, je me plonge souvent dans les livres, sources d’inspiration intarissables. L’ambiance calme et apaisante du studio photo procure sérénité et concentration. J’y construis la lumière telle une peintre avec une source principale sur la gauche. Je travaille toujours au flash pour maîtriser ce que je fais. C’est le plus souvent un objet qui m’amène une idée ; j’oscille entre foisonnement et épure selon mon humeur. Quand j’esquisse une image, je la compose bien sûr, mais elle s’inscrit dans un fil que je me raconte.

BIO | Après des études de psychologie, Carol Descordes devient assistante dans le studio du photographe culinaire Jean-François Hamon. Dès 1991, elle réalise ses propres photographies et reportages, puis, en 1998, elle créée son studio de photo et de graphisme, Le Studio 28. Elle développe sa collaboration avec différents magazines, grandes enseignes et agences de communication. En 2008, elle s’installe dans les collines du Perche et développe un travail autour de la forêt. En 2013, sa rencontre avec l’antiquaire Sylvain Chériau lui inspire la réalisation d’une nouvelle série sur le thème des natures mortes. Ses travaux ont donné lieu à la publication de différents ouvrages.

Carol-Descordes

ÊTRE FEMME PHOTOGRAPHE
” J’aime être photographe ; j’aime être une femme. Je fais mon métier en tant qu’être humain. Mon appartenance à ce sexe n’est pas un frein dans mon travail, et si certains font preuve de machisme, je m’en détourne très vite. Rien ne m’a jamais empêché d’avancer. C’est certainement lié à la pratique de photographe de studio qui n’est pas un métier où l’on se met en danger. “

Carol DESCORDES ©Berengere-DesmettreCarol Descordes, © Berengere-Desmettre