Justyna Mielnikiewicz | Haut-Karabagh, conflit sur les montagnes

La guerre du Haut-Karabagh a eu lieu entre 1988 et 1994 dans l’enclave ethnique du même nom, située au sud-ouest de l’Azerbaïdjan, entre les Arméniens de ce territoire alliés à la République d’Arménie et la République d’Azerbaïdjan. Ces deux pays revendiquent la propriété territoriale de cette région, objet de conflits depuis des siècles. Après le cessez-le-feu de mai 1994 entre Erevan et Bakou, les tensions entre les deux pays au sujet du Haut-Karabagh persistent et dégénèrent régulièrement en affrontements meurtriers.
En 2020, les opérations militaires se multiplient et l’Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie, reprend le contrôle de la plupart des territoires considérés occupés. Le 10 novembre 2020, nouvel accord de cessez-le-feu, mais aucun accord de paix officiel n’est signé. Les combats auraient fait près de 5000 morts, principalement des militaires. Et des milliers de déplacés.
Aujourd’hui, l’avenir du Haut-Karabagh dépend des puissances régionales (Russie, Turquie et Iran) mais, surtout, de la capacité de réconciliation des deux peuples.

BIO | Photojournaliste indépendante polonaise, membre de l’agence MAPS, Justyna Mielnikiewicz, qui vit en Géorgie depuis 2003, est reconnue comme une spécialiste de l’ex-URSS. En 2009, elle reçoit le prix Canon de la femme photojournaliste pour son reportage « Souffrance partagée, lignes divisées sur le Caucase. Son premier ouvrage, « Woman with a Monkey – Caucasus in Short Notes and Photographs », paraît en 2014. Trois ans plus tard, elle expose « ‘A Ukraine Runs Through It », le résultat de son immersion en Ukraine – lors de la révolution Euromaïdan et des conflits du Donbass et de Crimée. Soutenue par la bourse W. Eugene Smith Memorial Fund (2016), elle poursuit son travail sur la formation de l’identité nationale dans les anciennes républiques socialistes soviétiques. Récompensée par des prix prestigieux (Aftermath Project, World Press Photo…), elle est publiée dans les plus grands médias internationaux.

Justyna Mielnikiewicz

ÊTRE FEMME PHOTOGRAPHE
“Je n’aime pas qu’on me demande ce que c’est d’être une “femme photographe” parce que je n’ai jamais pensé que mon sexe était une limite en quoi que ce soit. Être qualifiée comme originaire d’un village ou d’Europe de l’Est peut-être, mais pas en tant que femme. D’un autre côté, les études et statistiques montrent toujours que beaucoup moins de femmes parviennent au sommet de la profession ; je comprends donc l’importance de le souligner afin d’inciter d’autres femmes à se considérer comme égales. Il n’y a rien dans le fait d’être une femme qui nous rende moins intelligentes, talentueuses, compatissantes, ambitieuses et travailleuses que les hommes pourraient l’être.”

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