Florence Brochoire | Résidence 2019-03-21T17:15:52+02:00

Florence Brochoire | Résidence

LES PÊCHEURS À PORT-GUILLAUME – DIVES

Nichée entre Cabourg et Houlgate, Dives-sur-Mer ne ressemble pourtant ni à l’une ni à l’autre. Tout dans cette ville, moins balnéaire que ses voisines, nous ramène au port et à la pêche, notamment sa halle aux poissons. Les pêcheurs encore actifs sont régulièrement sous les feux de l’actualité à propos des conflits avec leurs homologues anglais. Mais que sait-on de leur quotidien entre action et fatigue, travail et patience, force et fragilité ? Que connaît-on de leur métier difficile, de leur emploi du temps décalé, de leurs femmes qui vendent la pêche de la nuit ? Que se passe-t-il à bord des chalutiers – le « Tréhic », le « Copernic », le « Neptune » ou encore le « No-Limit » ?

BIO | Passionnée par l’image et ses possibilités de rendre sensible toutes sortes de réalités, Florence Brochoire suit des études de montage et de réalisation documentaire. En parallèle, elle réalise ses premiers reportages photographiques. Ses travaux personnels sont axés sur l’humain, ses forces, ses fragilités et les complexités qui lient les hommes entre eux. Elle devient photographe indépendante en 2001. Trois fils conducteurs guident son travail : l’enfermement, la notion de transmission et l’engagement des femmes. Sa formation l’amène à réaliser des films alliant images fixes, sons et/ou vidéo.

Florence-Brochoire

ÊTRE FEMME PHOTOGRAPHE
« Nous nous éloignons de la génération machiste des « multi-poches » et constatons une plus grande sensibilité à la féminisation de la profession. Chez les jeunes photographes, elle paraît naturelle. Mais les discours des institutions et des médias sont insuffisants. Face à ce constat, ce festival permet de poser un acte concret. Il donne à voir des travaux qui resteraient peut-être dans l’ombre. En abordant le microcosme de la pêche à Dives avec pudeur et esthétisme, je souhaite redonner de la contemporanéité à ces métiers de la pêche et à ces hommes et femmes qui en vivent. »

Florence Brochoire, © Dominique Mérigard